Ce que vous savez de votre bien ne devrait pas tenir dans votre mémoire

Une visite se déroule en postes préremplis selon le type de bien, chaque constat a son niveau d'action, et ce qui est « à réparer » ouvre un ticket à la clôture. Entre deux visites, le carnet d'entretien dit ce qui revient — et qui doit le faire.

La chaudière a été changée « il y a quatre ou cinq ans »

Un bailleur connaît son bien de mémoire, et sa mémoire part avec lui. Le ramonage « a été fait par le locataire d'avant ». La fissure du balcon « était déjà là ». Rien de tout cela n'est écrit, sauf sur des factures dans un classeur.

Le jour d'un sinistre, d'une vente, d'un litige de sortie ou d'un contrôle de décence, c'est exactement cette mémoire qu'on lui demande de prouver. Et il ne peut pas.

L'application avait les pièces du puzzle sans le puzzle : un ticket porte un coût mais pas une photo, un état des lieux porte des photos mais elles décrivent un état locatif, pas la santé du bâti. Le dossier technique du lot relie les morceaux, et la visite est le geste qui l'alimente.

Comment ça marche

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    Le bien a un dossier, et ses équipements un registre

    Chauffage, eau chaude, ventilation, assainissement, toiture, dernière rénovation : la fiche technique du bien répond une fois pour toutes. Les appareils, eux, entrent au registre — chaudière, chauffe-eau, VMC, détecteur de fumée, portail, fosse… — avec leur date de pose et une durée de vie indicative. Remplacer un appareil dépose l'ancien et chaîne le nouveau : l'histoire ne se perd pas, elle continue.

    Le registre des équipements d'un lot
    Le registre des équipements d'un lot — capture de l'application.
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    La visite se déroule toute seule, poste par poste

    Vous choisissez le motif et les pièces ; l'application déroule les postes. Dans chaque pièce : murs, sols, plafond, menuiseries, et l'humidité — que l'état des lieux ne regarde pas, parce qu'il constate un état locatif et non la santé du bâti. Puis les postes du logement entier, dans l'ordre d'une vraie visite : ce qui chauffe d'abord, ce qui est dehors à la fin. Pour une maison, la toiture, la façade, les gouttières, le conduit de cheminée et l'assainissement s'ajoutent d'eux-mêmes.

    Une visite technique close, poste par poste
    Une visite technique close, poste par poste — capture de l'application.
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    Chaque poste dit une action, pas une usure

    Conforme, à surveiller, à réparer, urgent — et « non vu », qui compte autant que les autres : une porte fermée, un accès encombré, et le locataire n'est tenu à aucune visite de contrôle. Dire « non vu » est honnête ; cocher « conforme » sur un poste qu'on n'a pas regardé est un mensonge qui finira dans un rapport. Vous ajoutez une température, un taux d'humidité, un relevé de compteur, une photo — et la photo reste attachée à son poste.

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    À la clôture, ce qui est à réparer devient du travail

    Chaque poste « à réparer » ou « urgent » ouvre un ticket de maintenance, avec une catégorie proposée que vous corrigez si elle tombe à côté. Le rapport PDF est édité et rangé dans les documents du bien ; vous le partagez au locataire si vous le voulez, visite par visite, jamais d'office. Ensuite, la visite ne bouge plus : une erreur découverte après coup s'ajoute en rectificatif, elle n'efface rien. Et entre deux visites, le carnet d'entretien prend le relais : chaque échéance dit sa périodicité, son fondement et qui doit la tenir.

    Le carnet d'entretien d'un lot et ses échéances
    Le carnet d'entretien d'un lot et ses échéances — capture de l'application.

Ce que le logement garde de la visite

Ce que l'application ne fait pas

  • La visite technique se saisit en ligne : contrairement à l'état des lieux, elle n'a pas encore son mode hors connexion. Dans une cave sans réseau, c'est l'état des lieux qui tient, pas la visite.
  • Ce n'est pas un diagnostic réglementaire. Un constat visuel de propriétaire ne remplace ni un DPE, ni un diagnostic amiante, plomb ou électricité, qui restent l'affaire d'un diagnostiqueur certifié.
  • Les durées de vie du registre sont indicatives : elles produisent un « à surveiller », jamais une alerte qui déciderait à votre place qu'un appareil est à changer.
  • Le suivi des travaux n'est pas là : ni devis, ni réception de chantier, ni plan pluriannuel. Une visite constate et ouvre un ticket ; elle ne conduit pas un chantier.
  • L'intervenant qui exécute la réparation et le mandant d'une conciergerie ne voient pas encore le rapport de visite depuis leur espace. C'est le locataire, et lui seul, à qui vous pouvez le partager aujourd'hui.
  • Une photothèque de lot est plafonnée à 500 photos, et une visite à 40. Au-delà, le dépôt est refusé et l'application vous propose de faire le ménage — elle n'efface jamais d'elle-même la photo d'un désordre vieille de deux ans.

Questions fréquentes

En quoi est-ce différent d'un état des lieux ?

Un état des lieux constate l'état locatif entre deux parties, à une date imposée par le bail, et sert à chiffrer une retenue. Une visite technique regarde la santé du bâtiment, quand vous le décidez, même sans locataire, et sert à déclencher un entretien ou une réparation. Les échelles sont différentes pour la même raison : un carrelage fendu est « moyen » à l'état des lieux et « à réparer » en visite.

Dois-je remplir moi-même la liste des points à vérifier ?

Non. Quatre gabarits couvrent le logement, la maison, l'annexe (garage, cave, parking) et le local, et se déroulent à l'ouverture de la visite selon le type de bien. Vous pouvez ajouter un poste libre si votre bien a une particularité, mais vous n'avez aucun formulaire à construire.

Le locataire voit-il le rapport ?

Seulement si vous le partagez, et visite par visite. Le partage rend aussi le PDF visible dans ses documents — partager la visite sans son rapport ne lui montrerait rien d'utile.

Puis-je modifier une visite après l'avoir close ?

Non, et c'est ce qui lui donne sa valeur : une visite close est l'histoire du logement. Un rectificatif s'ajoute, daté, sans effacer le constat d'origine. Seuls le partage et le rattachement d'un ticket restent modifiables après la clôture.

Comment sais-je ce qui est une obligation et ce qui est une bonne pratique ?

Le carnet le dit ligne par ligne, avec la référence. L'entretien annuel de la chaudière et le ramonage sont des obligations ; le nettoyage des gouttières est une bonne pratique. Les faire passer pour la même chose décrédibiliserait les lignes qui en sont vraiment une.

La prochaine visite peut être la première qui s'écrit

Créez votre compte, posez vos équipements au registre : le carnet d'entretien se remplit à mesure que vous les saisissez.